Vertiges
Réalisateur : Mauro Bolognini
Avec Marcello Mastroianni, Françoise Fabian, Marthe Keller
Pays : Italie, France,
Genre : Drame
Durée : 97,
Année de production : 1975
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 21/07/2010
Synopsis :
Indifférent aux remous qui agitent le pays depuis l’accession au pouvoir de Mussolini, le Docteur Bonaccorsi règne en maître absolu sur les patients de l’hôpital psychiatrique de Toscane où il pratique et dont il n’a pas quitté l’enceinte depuis huit ans. Trois femmes se le partagent sans éprouver la moindre jalousie. Miné par une profonde incertitude, confinant à l’angoisse, Bonaccorsi ne désespère pas d’isoler un jour le "germe" de la folie…
| Langues |
Italien |
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| Sous-titres |
Français |
| Format |
16/9 compatible 4/3 - 1.66 |
Suppléments :
- Préface de Jean A. Gili (10')
- Mauro Bolognini, au-delà du style (2ème partie)
Test :
En pleine ascension du fascisme dans l'Italie des années 30, l'inquiétant et libertin docteur Bonaccorsi officie dans un hôpital psychiatrique isolé dans la région de Toscane. Un lieu coupé du monde extérieur en plein changement, où la quasi-totalité de ses occupants est atteint de la folie et où deux docteurs aux théories contraires vont s'opposer. Sombre et glauque, on se croirait presque dans un film d'horreur baroque. On ne peut toutefois qu'applaudir l'excellente maîtrise technique de Bolognini et le jeu magistral des acteurs, dont Marcello Mastroianni ahurissant de perversion. Cela manque énormément d'action et de rebondissements, le rythme étant plombé par d'interminables longueurs. On retiendra surtout l'aspect fermé et impénétrable de Vertiges qui est très difficile à accrocher. Bref, ce n'est pas donné à tout le monde.
Les choix esthétiques de Mauro Bolognini ont donné du fil à retordre à Carlotta Films qui a su tirer son épingle du jeu et préserver le choix du cinéaste Italien. Ceci se fait aux dépens d'autres paramètres, telle que la définition qui manque de netteté sur certains plans par rapport à d'autres. Un parti prit qui implique également une préservation des couleurs froides et glauques qui reflètent l'ambiance des lieux de l'hôpital psychiatrique.
Le mixage mono ne manque pas de panache et livre un son généralement équilibré dans l'ensemble. A quelques reprises, on peut constater que l'excellente musique d'Ennio Morricone empiète sur les dialogues qui sont étouffés. Mais pour le reste, hormis quelques craquements, le mixage est de bonne facture et agréable à écouter.
Côté bonus, on retrouve une
préface de Jean A. Gili (10') et la deuxième partie de
Mauro Bolognini, au-delà du style (27'), l'interview avec le cinéaste. Dans sa préface, l'historien du cinéma replace le film dans la filmographie de Bolognini et aborde différents aspects de la production, en passant des lieux de tournage au casting et au thème de l'aliénation. Ensuite, on retrouve la suite de l'interview de Mauro Bolognini de 1992, réalisée par Richard Frances, Jean A. Gili et Philippe Jamont. Celle-ci est dans la continuité de la première partie (disponible sur le disque de
Liberté, mon amour !), appuyée par les témoignages de Claudia Cardinale, Adriana Asti, Marthe Keller et évoque en outre la collaboration exceptionnelle de Bolognini avec le costumier Piero Tosi.
Test rédigé par Saroumane