The Devil and Daniel Webster
Réalisateur : William Dieterle
Avec Edward Arnold, Walter Huston, James Craig
Pays : Etats-Unis,
Genre : Drame
Durée : 102,
Année de production : 1941
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 16/06/2010
Synopsis :
Dans le New Hampshire, au XIXe siècle, Mr Scratch porte son intérêt maléfique sur Jabez Stone, un pauvre fermier qui, par un mauvais jour et dans un excès de colère, parle de lui vendre son âme. En échange de celle-ci, Mr Scratch lui offre un contrat d’exception de sept ans et de l’or à volonté. Stone accepte malgré les risques et rembourse ses dettes. Mais derrière cet apparent bonheur, sa femme et sa mère semblent de plus en plus inquiètes. L’arrogance et l’égoïsme gagnent peu à peu le coeur de Jabez…
|
Langues
|
Anglais
|
|

|

|
|

|
-
|
|
Sous-titres
|
Français
|
Suppléments :
- Un Humaniste à Hollywood (24')
- "The Devil and Daniel Webster" : Version radiophonique (1938 - 30')
- Screen Director's Playhouse : "One Against Many" (1956 - 25')
Test :
Réalisé par William Dieterle, cinéaste allemand exilé aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, Tous les biens de la terre revisite le mythe de Faust. C’est dans la campagne du New Hampshire au XIXe siècle que se déroule l’histoire. Jabez Stone est un fermier frappé par une succession de malchance. Pour s’en sortir, il accepte de vendre son âme au Diable en échange d’une fortune. Si la chance lui commence à sourire, c’est aussi le début d’une métamorphose lente, mais irréversible, de la personnalité du fermier, qui devient de plus en plus égoïste et arrogant, au point d’être méconnaissable, même pour ses proches. Mais c’est sans compter sur une connaissance de Stone : Daniel Webster, défenseur de l’Union et brillant orateur, capable même dit-on, de jouter avec le diable.
C’est avec plaisir que j’ai découvert William Dieterle que je ne connaissais pas du tout. Au vu du résumé et de l’époque à laquelle a été tourné le film, je m’attendais à un film ennuyeux et bavard. Quelque fut pas ma surprise lors du visionnage de constater que je m’étais trompé. Les décors qui sentent à plein nez le carton pâte renforcent l’aspect naïf de cette histoire engagée sur fond de misères et révoltes. Poétique et développée comme un opéra tragique, on est emporté par son côté baroque et mystérieux. Le procès final, qui voit la comparution de Jabez Stone, est une scène magistrale sur fond de discours engagé dénonçant l’intervention américaine dans les affaires du monde. Une excellente surprise donc, à ne pas manquer !
Le nouveau master restauré HD au format 1.33 respecté est très belle facture au vu de l’âge de la bobine. De nombreuses imperfections ont été corrigées ici et là. Malgré tout, ils subsistent des défauts inhérents à l’âge du master. Si les N&B se composent de tons élégants et de contrastes soignés, des rayures verticales apparaissent, ainsi que des fourmillements occasionnels. Mais ne ronchonnons pas de trop, l’image est superbe.
Côté audio, nous n’avons pas le choix. On doit se contenter d’une unique piste DD 1.0 dans la langue de Shakespeare. Après un début difficile avec de nombreuses crépitations, la facture du mixage s’améliore par la suite, mettant en valeur la musique de Bernard Herrmann. Les dialogues ne sont pas en reste, puisque mis en avant, avec les bruits ambiants.
Côté interactivité, on retrouve une mise en images de la version radiophonique de la nouvelle originale, avec une partition de Bernard Herrman (30'), suivi d'un court-métrage de William Dieterle qui date de 1956, "One Against Many" (25'). Le troisième document, Un Humaniste à Hollywood, est dirigé par Hervé Dumont, auteur de « William Dieterle : un humaniste au pays du cinéma », qui revient sur la façon le film entremêle le mythe de Faust et le folklore politique associé à la naissance des Etats-Unis (24').
Test rédigé par Saroumane
Notes
Résumé du court-métrage "One Against Many" (25') : Le docteur John Mohler est appelé par le Sénat de Californie pour résoudre une épidémie de fièvre aphteuse qui décime le bétail. Optant pour une solution drastique d'abattage de tous les troupeaux, il doit affronter la réticence des fermiers...