Test :
Film :
Attention chef d'oeuvre ! Pour son premier long, Hong-jin Na nous livre un hommage au film noir qui a été présenté au Festival de Cannes en Hors Compétition et a remporté le Grand Prix Action Asia au Festival du Film Asiatique de Deauville en mars 2009.
The Chaser est le film sud-coréen incontournable depuis
Frères de sang de Je-Gyu Kang et
Memories of Murder de Joon-ho Bong. Basé sur des faits réels, c'est avec frustration que l'on suit les traces de Joong-ho, un anti-héros ex-flic qui s'est reconverti dans la prostitution. Au fur est à mesure des évènements qui se déroulent, on en vient à l'apprécier. Un anti-héros qui n'est pas sans rappeler
Les Formidables qui comporte quelques similitudes s'arrêtant au personnage principal du film. Grâce à son scénario intelligent et trépidant, Hong-jin Na nous pond un polar à la réalisation maîtrisée de bout en bout, appuyés par des acteurs géniaux et une ambiance plein de suspense ! Mais sous cet aspect de chasse à l'homme, se cache un message subtil. En effet, le film illustre le laxisme et l'incompétence des services de police de la capitale sud-coréenne, tendant à rendre le tueur plus effrayant encore. A voir de toute urgence !
Image :
Le master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 se révèle de très bonne facture dans l'ensemble. L'image offre une jolie palette de couleurs sombres qui collent parfaitement à l'ambiance du film. De plus, les contrastes soignés accentuent l'impression de noirceur. Mais, il est dommage de constater un léger grain plus ou moins prononcé, en particulier lors d'une scène nocturne vers la fin du film.
Son :
Côté audio, l'éditeur propose du Dolby Digital 5.1 dans les deux versions, ainsi que du Dolby Surround 2.0 en Coréen. Dans les deux langues 5.1, le son propose un très bon échantillonnage des dialogues et une très bonne mise en valeur des bruits ambiants. Il est préférable de visionner le film dans sa VO 5.1 puisque les doublages français sont médiocres et que celle-ci est légèrement plus dynamique que son homologue française.
Bonus :
Outre l'habituelle flopée de
bandes annonces Cinéart, on retrouve plusieurs
scènes coupées (7'33") commentées par le réalisateur.