Cinquième aventure de James Bond au cinéma, et troisième réalisateur : Lewis Gilbert, qui succède donc à Terence Young et à Guy Hamilton, qui reviendra deux films plus tard mais sans marquer les esprits comme il l’a si brillamment fait avec Goldfinger. L’écrivain Rohald Dahl s’est attelé à l’écriture du scénario afin de donner un nouveau visage au héros, plus humain et " zen " que grosse brute.
Dès le début, la vulnérabilité du héros est mise à l’épreuve en raison de son faux décès (d’où le titre du film). Cette fois-ci, Bond est envoyé au Japon pour éviter une catastrophe nucléaire entre Russes et Américains (pour beaucoup d’analystes cinéphiliques, 007 est une icône de cette période qu’était la Guerre Froide et tout son intérêt résidait là-dessus…mouais !). La force de la qualité du script de Dahl est de ne jamais rentrer dans des clichés ou dans du racisme sommaire : la culture Nippone, ainsi que ses différentes coutumes, sont respectées avec beaucoup d’intelligence et d’efficacité.
Malgré ces excellentes bases scénaristiques sur lesquelles partait le film, notre plaisir est un peu gâché lorsque Bond est " transformé " en Japonais ou marié de force avec un agent féminin de son contact Nippon afin de mieux sauver le monde. L’intérêt du film disparaît d’ailleurs totalement dès ce moment-là, mais rejaillit dès la bataille finale, qui se déroule dans un cratère volcanique (le décor a coûté 1 million de Dollars…le budget total de Dr.No !) où l’on découvre enfin le vrai visage de Blofeld, campé par un excellent Donald Pleasance (mais pas aussi bien que l’immense Teddy Savalas).
Au final, ON NE VIT QUE DEUX FOIS ne vaut pas ses quatre prédécesseurs, mais demeure un très bon épisode de 007, dépaysant et efficace.
Image :

Lowry Digital a encore fait des miracles même si, le plan qui suit le générique du début laisse perplexe : les couleurs naturelles (bleu surtout pour le ciel et l’eau) ont disparu et l’ensemble vert/kaki est assez relativement dérangeant, nous donnant une impression d’être en possession d’une copie délavée. Par la suite, l’ensemble se révèle fort heureusement supérieur. La nouvelle copie d’ON NE VIT QUE DEUX FOIS se montre sublime de bout en bout, ne présentant aucun défaut, une compression maîtrisée avec succès, une colorimétrie fabuleuse et un souci du détail jamais atteint auparavant.
Superbe !
Son :

Après le miracle sonore effectué sur Opération Tonnerre, on en attendait tout autant pour le film suivant. Sans arriver à la cheville de son prédécesseur, la section sonore d’ON NE VIT QUE DEUX FOIS reste tout de même bluffante, surtout de la part de deux pistes 5.1 (Dolby Digital et DTS) dont la source d’origine est Monophonique (1.0, donc). L’ancienne édition présentait beaucoup trop de distorsion par rapport aux grands effets comme les fusillades ou explosions en tous genres. Cette chose est désormais rectifiée et on reste surpris par le travail effectué par Mi Casa.
Très bon boulot !
Test rédigé par Laurent T.