Nuits blanches
Réalisateur : Luchino Visconti
Avec Maria Schell, Marcello Mastroianni, Jean Marais
Pays : Italie,
Genre : Drame
Durée : 97,
Année de production : 1957
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 18/08/2010
Synopsis :
Mario, un étranger, arrive dans une ville au parfum irréel qui ressemble à Livourne. Lors de sa première nuit, errant dans les rues désertes, il croise sur un pont une intrigante jeune femme en pleurs, Natalia. Tantôt extatique, tantôt accablée, elle possède un comportement étrange et fascinant. La deuxième nuit, Mario la retrouve au même endroit. Natalia lui avoue qu’elle fugue chaque nuit pour attendre, sur ce pont, l’homme qu’elle aime et qui lui a donné rendez-vous un an auparavant…
Suppléments :
- Costumes intemporels (23')
- Onirisme et réalisme (24')
- Bande annonce
Test :
Oeuvre majeure dans la filmographie de Luchino Visconti, Nuits blanches marque un tournant important dans sa carrière, délaissant le néoréalisme de ses premières oeuvres pour se tourner vers un réalisme poétique orné et baroque. Adapté de la nouvelle de l'écrivain russe Fedor Dostoïevski, publié en 1848, le métrage a remporté le Lion d'argent lors de la 18ème Mostra de Venise en 1957. Une récompense méritée au vu du travail accompli sur Nuits blanches qui plante des décors fantasmagoriques et concentre toutes les puissances imaginaires du cinéma. Porté par des acteurs de légende et une réalisation maîtrisée, le rythme est néanmoins plombé par plusieurs longueurs. Le film se rattrape quand même grâce à son scénario intelligent.
L'éditeur délivre une image stupéfiante au regard de l'âge du film. Les choix artistiques de Visconti ont été respectés, se traduisant par des contrastes tranchés et une luminosité légère. Excepté l'apparition d'un grain léger vers la fin, l'image est très propre, fluide et soutenue par des N&B denses. Quelques fourmillements sont également à signaler ne gâchant en rien le spectacle visuel. Ce nouveau master HD est une perle !
Côté audio, on doit se contenter d'un mixage Mono moins convaincant, mais qui a l'avantage de mettre en valeur la jolie musique de Nino Rota. Les dialogues sont dans l'ensemble clairs et découpés du fond sonore, ce qui toutefois n'est pas toujours le cas des répliques de Maria Schell qui sont parfois étouffées. En outre, il arrive que le volume sonore varie selon les scènes. Un petit accroc sans gravité.
Niveau interactivité, l'éditeur propose un documentaire, qui s'intéresse à la volonté perfectionniste de Visconti (23'), et une interview de Vieri Razzini, critique de cinéma et producteur (24'). Dans, 'Costumes intemporels', le célèbre costumier Piero Tosi revient sur les difficultés qu'il y a à travailler les costumes avec le noir et blanc et sur la difficulté d'adapter le roman de Dostoïevski sur le grand écran. Ensuite, on suit les explications de Vieri Razzini sur la mise en scène théâtrale entre onirisme et réalisme. La section est clôturée par une bande annonce du film.
Test rédigé par Saroumane