Mega Piranha
Réalisateur : Eric Forsberg
Avec Paul Logan, Tiffany, Barry Williams
Pays : Etats-Unis,
Genre : Horreur
Durée : 92,
Année de production : 2010
Editeur : Emylia,
Version : Française
Date de sortie : 23/11/2010
Synopsis :
Le secrétaire d’État des USA demande à Jason Fitch, de l’unité des Forces Spéciales d’enquêter sur la mort suspecte d’un ambassadeur américain au Venezuela. Sur place, il rencontre Sarah Monroe, chercheuse spécialisée en génétique. Elle, et le biologiste Eli Gordon, ont découvert des preuves étranges, qui après une analyse dans leur laboratoire révèlent un terrifiante nouvelle. Des poissons carnassiers génétiquement modifiés sont à l’origine de bien des dégâts, et cette espèce profite d’une croissance exponentielle, qui lui permet de doubler de taille toutes les 36 heures !
Suppléments :
- Making of
- Bêtisier
- Court métrage "Game of the Dead"
- DVD-ROM : Stickers, fond d'écran
Test :
| FILM : 3.5/10 (NANAR : 9/10) |
J'en attendais beaucoup de cette comédie horrifique qui s'annonçait comme l'une des meilleures séries B de l'année. Si Mega Piranha est réussi, c'est uniquement dans la catégorie des nanars, car les faiblesses sont légions et les qualités se font très rares. Commençons donc par les défauts. Premièrement, c'est le scénario totalement bidon qui est plombé par la faiblesse des dialogues et de nombreux incohérences scénaristiques (par exemple, l'instant d'avant une équipe des forces spéciales se trouve quelque part au large des côtes du Venezuela, l'instant d'après, on la retrouve au large de la Floride !). Deuxièmement, les effets spéciaux, dignes des années 70, sont risibles. Les piranhas ressemblent beaucoup à du plastique, tandis que les hélicos (vus de l'extérieur) ressemblent à des modèles réduits dirigés à l'aide de ficelles.
Niveau casting, c'est pas mieux ; les acteurs surjouent et se prennent trop au sérieux pour un nanar. D'ailleurs, la réalisation ne fait pas mieux, avec des mises en scènes inspirées de 300. Pour terminer sur les faiblesses, on retrouve à de nombreuses reprises certains plans du début jusqu'à la fin... Côté positif, bon ben disons que l'ensemble des faiblesses donne un résultat plutôt comique qui permet de rester accroché jusqu'à la fin. Bien entendu, le film est à prendre au troisième degré. Pour conclure, je dirais que ce film mérite la palme d'or du nanar de l'année 2010. Pas vous ?
Le master 16/9 est de très belle facture, affichant de superbes couleurs qui permettent d'apprécier pleinement les paysages de l'Amazonie. La définition est aux petits oignons, offrant une belle flopée de détails très appréciable, soutenue par une compression discrète et des contrastes soignés. Un très beau master !
Si les anglophiles seront ravis, les francophiles seront par contre très déçus de constater que la VF n'est proposée qu'en DD 2.0, tandis que la VO bénéficie au minimum d'une DD 5.1, en plus d'une piste DTS 5.1. Sans surprise, la VF est surclassée par les deux pistes en VO, celle en DTS se révélant la plus percutante ainsi que la plus dynamique dans ses effets sonores. En outre, les dialogues sont parfaitement compréhensibles, ce qui est moins le cas la VF qui est marquée par une dynamique faiblarde et des dialogues trop en retrait.
Niveau interactivité, on retrouve un making of en VO non sous-titrée (10'43"), un bêtisier non sous-titré lui aussi (2'50") et un court-métrage horrifique (5'24").
Test rédigé par Saroumane