L'obsédé en plein jour
Réalisateur : Nagisa Oshima
Avec Saeda Kawaguchi, Akiko Koyama, Kei Sato,
Pays : Japon, Genre : Drame
Durée : 95, Année de production : 1966
Editeur : Carlotta Films, Version : Française
Date de sortie : 04/03/2009
Synopsis :
Dans un petit village de montagne, Eisuke observe sa fiancée, Shino, se donner au fils du maire, Genji, afin de lui emprunter de l'argent. Plus tard, après un suicide manqué Eisuke la viole. Shino quitte le village, Eisuke la suit et la viole à nouveau. La police recherche "l'obsédé en plein jour" dont Shino ne veut pas révéler le nom.
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Préface de Charles Tesson
- Bande annonce
Test :
Film :

Après les controversés Nuit et brouillard au Japon et Les plaisirs de la chair, le réalisateur japonais Nagisa Oshima s'est attelé en 1966 à un nouveau projet qui marque aujourd'hui un tournant décisif dans sa carrière cinématographique : L'obsédé en plein jour qui reste de nos jours très méconnu. Il s'agit d'un long-métrage dans lequel Oshima traite de l'effondrement des utopies communautaires de l'après-guerre au Japon et qui s'inspire d'une histoire vraie. Celle d'un homme qui, dans les années 1957-58, a tué et violé une trentaine de femmes et s'est fait attribué le surnom d'"obsédé en plein jour" par la presse japonaise.
C'est dans ce contexte provocateur, osé et controversé qu'Oshima nous plonge dans une course-poursuite au Japon mêlant des moments présents et des flashbacks pour nourrir l'intrigue de l'histoire. Le réalisateur parvient à partir d'un fait divers historique, de faire apparaître la profonde mesure de l'homme (du meilleur comme du pire). Il ne s'agit pas du violeur qui est au centre du sujet mais bien la possibilité de l'amour, du désir sexuel et du Dieu autour des quatre principaux personnages qui forment l'armature de la trame du film. Oshima en profite également pour dénoncer l'état conservateur de la société, et plus particulièrement la tendance de se référer au suicide afin d'échapper aux soucis du dur labeur quotidien. Quarante ans après, le film garde toute sa force grâce au soin apporté au cadrage, aux jeux de lumières, aux mouvements de la caméra, aux gros plans de visages par le réalisateur.
Une perle d'Oshima !
Image :

Le master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 est d'excellente facture dans l'ensemble, en particulier pour un film datant de 1966. A l'occasion de la sortie du DVD, l'éditeur Carlotta Films nous offre ici un nouveau master restauré de toute beauté malgré plusieurs imperfections, mais qui reste tout de même très appréciable puisqu'il propose une image en noir et blanc très tranchante et soignée. De l'excellent travail de la part de l'éditeur !
Son :

Côté audio, on retrouve du Mono en Japonais accompagnés de sous-titres français. A l'instar du master, la piste audio est de très bonne facture proposant ainsi un son de qualité avec des dialogues détachés et clairs. Du bon boulot !
Bonus :

Côté suppléments, on retrouve la bande annonce du film suivi d'une préface de Charles Tesson (7') dans laquelle le commentateur revient sur la genèse du film et de l'inspiration du réalisateur, ponctués par plusieurs anecdotes tournant autour du film. Une introduction à ne pas louper. Il est dommage qu'il n'y ait pas d'autres bonus sur disque !
Test rédigé par Saroumane