Les Chats Persans
Réalisateur : Bahman Ghobadi
Avec Negar Shaghaghi, Ashkan Koshanejad, Hamed Behdad
Pays : Iran,
Genre : Drame
Durée : 103,
Année de production : 2009
Editeur : Cinéart,
Version : Belge
Date de sortie : 25/08/2010
Synopsis :
A leur sortie de prison, Negar et Ashkan, deux jeunes musiciens iraniens, décident de monter un groupe underground. Lassés de ne pas pouvoir s'exprimer librement dans leur pays, ils tentent par ailleurs de se procurer clandestinement des papiers pour rejoindre l'Europe.
Ils font la rencontre de Hamed, qui les accompagne dans leurs démarches, et parcourent avec lui Téhéran à la rencontre d'autres musiciens, essayant de les convaincre de quitter le pays avec eux et de monter un grand concert clandestin pour financer leur fuite.
Suppléments :
- Interview exclusive du réalisateur
- Bandes annonces
Test :
Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, le cinquième long-métrage de Bahman Ghobadi est une perle cinématographique en son genre. Il est difficile de dire s'il s'agit réellement d'un film, car celui-ci comporte de nombreux aspects relevant du documentaire. En effet, les conditions de tournage furent éprouvantes, car tournées dans la clandestinité. Mais ce qui fut la faiblesse fait maintenant sa force et permet de mieux appréhender la société iranienne, très fermée au reste du monde. Ainsi, on découvre sous un nouveau jour la vie quotidienne de Téréhan, la capitale de l'Iran. On est loin d'imaginer quelles sont les vraies conditions de vie là-bas et c'est à travers l'histoire de deux jeunes musiciens qu'on va les découvrir. Ces adolescents désirent monter un groupe underground, une musique interdite mais qui dispose de nombreux adeptes. Pour jouer et répéter, ils sont obligés de le faire dans la clandestinité à l'abri des oreilles indiscrètes. D'où le titre du film : les chats persans ne peuvent pas sortir des habitations et doivent rester à l'intérieur. Ils sont sans liberté comme ces jeunes. Les Chats Persans est à découvrir absolument et à savourer de façon instructive.
L'éditeur n'a pas vraiment investit dans la qualité de l'image, sûrement pour des raisons de rentabilité, et cela se voit. D'un autre côté, cela renforce l'aspect authentique et documentaire du film, donc ce n'est pas forcément un défaut. Au sinon, l'image est inégale, certaines scènes étant envahies par un grain plus appuyé que sur d'autres. De plus, la définition est correcte, mais nettement plus perfectible.
On a le choix entre du farsi ou du français en Dolby Digital 5.1. Dans les deux cas, les dialogues sont légèrement en retrait et pas assez audibles, à l'instar des bruits ambiants qui sont également étouffés. Ceux-ci laissent la place à la musique, très présente tout au long du film.
Niveau interactivité, on retrouve une interview de Bahman Ghobadi (22') et des bandes annonces. Dans son interview, le cinéaste revient sur les raisons pour lesquelles il a choisi de faire un film sur la vie iranienne, l'importance de la musique dans celui-ci et bien d'autres aspects.
Test rédigé par Saroumane