Le Grand couteau
Réalisateur : Robert Aldrich
Avec Jack Palance, Shelley Winters, Ida Lupino
Pays : Etats-Unis, Genre : Drame
Durée : 111 minutes, Année de production : 1955
Editeur : Carlotta Films, Version : Française
Date de sortie : 10/06/2009
Synopsis :
Charlie Castle était un acteur téméraire, brillant et audacieux. Mais il a signé un pacte avec le diable en se liant par un contrat de sept années à un producteur omnipotent, Stanley Hoff. C’est un homme brisé, qui à la veille de la reconduction de son contrat veut trouver le courage de faire éclater ses chaînes. Il espère ainsi renouer avec son épouse Marion, qui lui reproche de s’être vendu à Hoff, et retrouver son amour du jeu…
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Langues
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Français
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Anglais
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Introduction : En première ligne (12'), une préface de Marc Cerisuelo
- Bande annonce
Test :
Film :

Adapté d'une pièce de théâtre à succès de Clifford Odets, Robert Aldrich signe pour son quatrième film un thriller à la fois tragique et satirique contre Hollywood. Couronné par un Lion d'argent au festival de Venise en 1955, Le Grand couteau est un film percutant et incontestablement une réussite au niveau de la mise en place de sa critique à l'égard de la machine machiavélique qu'est Hollywood. Mais en dehors de cette satire, il y a aussi des acteurs et actrices : un Jack Palance étonnant dans le rôle d'acteur usé jusqu'au bout du rouleau, exploité et corrompu par le système cinématographique américain et une Ida Lupino qui déçoit par son jeu trop stéréotypé.
Le Grand couteau est une satire extrêmement virulente contre Hollywood, et une véritable catharsis pour son réalisateur, qui y dénonce la manière dont l'industrie hollywoodienne digère les talents, les formate, les contraignant insidieusement à abandonner tout discours contestataire. L'occasion pour lui d'évoquer sans complaisance ses propres renoncements, à travers le personnage de Charlie Castle alias Jack Palance, figure brisée qui a fait le deuil de ses idéaux. Description sans fard du monde du spectacle, de la corruption, du diktat du pouvoir... Autant de thèmes-leitmotive dont sa filmographie se fait l'écho persistant.
Si le métrage brille par sa réussite artistique et narrative, il n'en est pas de même pour la mise en scène. En effet, on regrettera le côté huis-clos du film, c'est-à-dire que l'histoire se déroule exclusivement dans la demeure de Charlie Castle, même s'il y a certains passages qui se déroulent à l'extérieur. Ajouté à cela, des conversations « primaires » fondées sur le principe scolaire d'argument et de contre-argument qui plombent le rythme du film par leur lourdeur. Le Grand couteau n'est pas un chef d'oeuvre mais demeure très intéressant pour sa satire à l'encontre de Hollywood.
Image :

A l'occasion de sa première sortie mondiale en DVD, le film bénéficie d'un nouveau master restauré, qui malgré tout le travail accomplit par l'éditeur comporte encore de nombreux artefacts. Mais propose néanmoins un contraste travaillé et une définition très correcte. Les défauts se traduisent par des taches et des lignes noires, ainsi que par des scènes plus sombres.
Son :

Côté audio, Carlotta propose deux pistes sonores Mono en Français et en Anglais, accompagnés de sous-titres français. Les deux pistes ne sont pas exemptes de défauts. Ainsi, la version originale propose souvent un son étouffé rendant les dialogues moins audibles. Même chose pour la version française, qui comporte d'autres défauts dus à l'âge de la bobine comme l'annonce l'éditeur dans un petit message avant le lancement du film.
Bonus :

Outre le bande annonce du film, l'éditeur propose une préface de Marc Cerisuelo (12') intitulée « En première ligne », où le professeur à l'Université de Provence présente le film et le contexte de la période pendant laquelle il a été réalisé, ainsi que d'une présentation du réalisateur, Robert Aldrich.
Test rédigé par Saroumane