Il Ferroviere
Réalisateur : Pietro Germi
Avec Pietro Germi, Lucia Della Noce, Sylva Koscina
Pays : Italie,
Genre : Drame
Durée : 110,
Année de production : 1956
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 23/02/2010
Synopsis :
Bouleversé par le suicide d’un désespéré se jetant sous les rails du train qu’il conduit, Andrea ne voit pas le disque rouge indiquant l’arrête immédiat. Il évite de justesse la catastrophe. Un médecin lui recommande de cesser de boire. Il est alors muté au transport des marchandises et voit ainsi son salaire diminuer…
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Langues
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Italien
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Préface de Jean A. Gili (7')
- Bande annonce
Test :
Loin de l'excellente comédie qu'est Signore & Signori, Pietro Germi s'aventure ici sur le drame social dans l'Italie des années 50. Andréa, le personnage principal incarné par Pietro Germi, est un cheminot depuis toujours, endurci par les longs et ennuyeux trajets ferroviaires. Jusqu'au jour où, une personne vient se jeter sur la voie à l'approche du train. Bouleversé, Andréa manque un disque rouge à Bologne, évitant de justesse un accident. C'est avec brio que le cinéaste italien met en scène la vie d'une famille pauvre gouvernée par un père rustre qui sera marqué par l'émancipation de ses enfants et la crise sociale. Il Ferroviere nous livre une vision humaniste et réaliste de la vie de cheminots qui se résume au travail et au traditionnel passage du bar au coin de la rue. On vit les difficultés familiales, notamment celles d'Andréa qui arrive difficilement à nouer des relations avec ses proches. Une réussite !
Présenté en 4/3 au format 1.33, le film s'offre un nouveau master restauré à l'occasion de sa sortie DVD. Autant tout de suite que le résultat saute aux yeux : des contrastes denses aux blancs étincelants et aux noirs profonds, une définition qui affine merveilleusement les traits et une quasi absence d'imperfections. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour un superbe master !
Quant à la piste sonore Mono italienne, elle est loin d'être remarquable mais dispose d'un charme certain malgré les craquements audibles et les dialogues étouffés. La musique composée par Carlo Rustichelli est joliment mise en valeur sans excessivité.
Côté bonus, on se contentera d'une préface de l'historien du cinéma Jean A. Gili (6') et d'une bande annonce d'époque.
Test rédigé par Saroumane