La Religieuse portugaise
Réalisateur : Eugène Green
Avec Leonor Baldaque, Francisco Mozos
Pays : France, Portugal,
Genre : Drame
Durée : 76,
Année de production : 2009
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 22/09/2010
Synopsis :
Julie de Hauranne, une jeune actrice française parlant la langue de sa mère, le portugais, mais qui n’a jamais été à Lisbonne, arrive pour la première fois dans cette ville, où elle doit tourner dans un film inspiré des Lettres de la Religieuse Portugaises de Guilleragues. Elle se trouve vite fascinée par une religieuse qui vient prier toute les nuits dans la chapelle de Nossa Senhora do Monte sur la colline de Graça. Au cours de son séjour la jeune femme fait toute une série de rencontres, qui, à l’image de son existence antérieure, semblent éphémères et sans suite, mais après une nuit où elle parle enfin avec la religieuse, elle entrevoit le sens de sa vie et de son destin…
Suppléments :
- Le cinéma comme révélation du caché (23')
- "Correspondances" (2007 - 39')
Test :
Autant le dire tout de suite, La Religieuse portugaise est une oeuvre difficilement abordable et moi-même j'ai du m'accrocher jusqu'à la fin. Ceux qui apprécient le style d'Eugène Green aimeront sans aucun doute son quatrième long-métrage, mais pour les autres, je ne me prononce pas. En effet, Green dispose d'un style particulier et déroutant pour filmer les conversations et captiver l'essence des personnages. Une mise en scène atypique et rare dans tous les horizons cinématographiques et c'est ce qui dérange principalement dans cette oeuvre avec les dialogues qui sont d'une platitude effarante. D'un autre côté, le réalisateur a su pleinement filmer Lisbonne et ses décors, qui rendent hommage à la capitale portugaise. Concernant le scénario, il est original, mais c'est surtout la mise en abyme présente qui est intéressante. Celle-ci montre l'adaptation du roman épistolaire Les lettres portugaises écrit par Guilleragues en 1669, dans lequel l'actrice Leonor Baldaque incarne la religieuse portugaise. Un film à la fois poétique et très spécial.
Le master HD est loin de répondre à nos attentes. Si la palette colorimétrique affiche de superbes couleurs naturelles, le manque de soin apporté à la définition se fait sentir, particulièrement en arrière-plans. Ce sont les vues d'ensembles qui s'en sortent le mieux avec les scènes nocturnes, celles-ci étant moins touchées par les différentes imperfections que l'on peut constater.
Côté audio c'est plus positif avec une seule piste audio proposée en Dolby Digital 5.1. Ce sont les dialogues qui sont à l'honneur se diffusant joliment sur l'ensemble des canaux. Les bruits ambiants de la capitale ne sont pas en reste, puisque bien représentés et peu étouffés, tandis que le fado (la musique) se concentre davantage sur les canaux frontaux pour une meilleure immersion.
Niveau interactivité, on retrouve un entretien avec le réalisateur dirigé par Jean-Baptiste Morain, critique aux Inrockuptibles (23') et un court-métrage de 2007 réalisé par Eugène Green : Correspondances (39').
Test rédigé par Saroumane