Date de sortie : 19/08/2009
Synopsis :
Un régiment de l'Armée Impériale japonaise est en déroute au milieu de la jungle birmane plusieurs jours après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les soldats se trouve Mizushima, un joueur de harpe qui sert d'éclaireur grâce à son instrument. Lors d'une halte, le régiment est cerné par les troupes britanniques et se rend sans violence. Mizushima se voit alors chargé d'une mission, qui échoue. L'homme est porté disparu. Quelques jours plus tard, ses compagnons croisent un moine birman qui lui ressemble étrangement...
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Test :
Film :
La Harpe de Birmanie est l'adaptation cinématographique du best-seller
Biruma no Tategoto, classique de la littérature japonaise écrit juste après la Seconde guerre mondiale par Michio Takeyama et dont la première publication date de 1948. Il s'agit probablement de l'une des plus grandes oeuvres majeures de la filmographie de Kon Ichikawa qui signe ici un film naïf, idéaliste mais doté d'une grande force morale. La musique et la harpe occupent une place prédominante dans cette histoire se déroulant dans la jungle birmane, quelques jours après la capitulation japonaise. C'est grâce à la harpe du caporal Mizushima que le régiment du capitaine Inoue se distingue des fanatiques japonais du Mont-Triangle et qui apporte de la joie aux hommes en ces heures sombres. C'est cette même harpe (et musique par extension) que le caporal parvient à transmettre un message à son ancien régiment et à prendre conscience des conséquences de la guerre, le poussant ainsi à rester en Birmanie pour s'occuper de l'âme des défunts soldats morts au combat. Le thème du bouddhisme est omniprésent avec la mort, la renaissance, le renoncement, etc. Ichikawa propose un retour aux anciennes valeurs et traditions bouddhiques, un des piliers de la civilisation japonaise, en dénonçant par la même occasion les horreurs de la guerre. Cependant, on pourra regretter que l'Armée Impériale japonaise soit idéalisée et que les nombreuses victimes qu'elle a causées aux civils de Birmanie soient passées sous silence. Néanmoins, ce film pacifiste préserve toute sa force morale.
Image :
L'éditeur propose un nouveau master restauré 4/3 au format 1.33 respecté de très belle qualité malgré l'âge du film. La restauration effectuée sur le master est nettement visible se traduisant par une amélioration des contrastes noirs et blancs et une meilleure précision de la définition. Malgré cela, le master ne reste pas exempt de défauts.
Son :
Le film est uniquement présenté dans sa version originale Mono japonaise qui, à l'instar du master, accuse son âge. Néanmoins, la piste audio reste dynamique, douce et appuyé par un découpage audio précis.
Bonus :
Côté interactivité, on retrouve une
préface de Diane Arnaud (12'), suivi d'un
entretien avec Claire-Akiko Brisset (23') concernant la véritable histoire du soldat-moine Kazuo Nakamura et de la
bande annonce du film.