La Campagne de Cicéron
Réalisateur : Jacques Davila
Avec Michel Gautier, Sabine Haudepin, Tonie Marshall
Pays : France,
Genre : Comédie dramatique
Durée : 107,
Année de production : 1990
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 25/03/2010
Synopsis :
Christian est comédien. Au chômage après avoir été renvoyé de la pièce qu’il répétait à Paris et en froid avec sa compagne Françoise, il se réfugie dans les Corbières, chez son amie Nathalie, une jeune musicienne amoureuse d’Hippolyte, haut fonctionnaire au Ministère de la Culture. Les amitiés tremblent, les alliances se font, se défont, changent…
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Langues
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Français
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Sous-titres
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Aucun
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Suppléments :
- Un Vaudeville qui finit mal ? (48')
- La restauration (14')
- Galerie photos
- Bande annonce
Test :
Oeuvre étrange tournée dans les somptueux paysages des Corbières, La Campagne de Cicéron a été conçu comme une toile impressionniste. Elle narre les destinées sentimentales d'un groupe d'amis en manque d'amour. Elle n'y a point d'intrigue, seulement une succession de portraits comique et dramatique, dans lesquels l'humour est toujours présent. Scènes de disputes et de réconciliations se succèdent, mais en réalité rien ne se passe, et ce pendant presque deux heures. Il ne s'agit pas d'une épreuve, je n'irais pas jusque là, mais l'unique intérêt réside dans le mise en scène particulière, et assez exceptionnelle de Davila. Une mise en scène fixe qui n'est pas sans rappeler les méthodes d'Eric Rohmer. Un film qui n'est pas à la portée de tous.
Le master 16/9 au format 1.66 respecté se révèle d'excellente facture. La restauration de l'image s'étant révélée un vrai cauchemar pour l'éditeur, on ne peut que l'applaudir pour son excellent travail. A partir de la pellicule originale, Carlotta nous propose une image quasiment dénuée d'imperfections et bénéficiant de couleurs très vives, et particulièrement riches. Superbe !
Logiquement présenté dans sa version originale Stéréo, il faut toutefois savoir que la piste a été découverte sur une bande magnétique séparément de la pellicule. Par conséquent, de nombreux défauts et imperfections se manifestent tout au long du visionnage. Les dialogues et les bruits ambiants sont étouffés, contrebalancé par une très belle mise en valeur de la musique. Cela reste quand même un joli travail de récupération de la part de Carlotta.
La section des suppléments a été supervisée par Pierre-Henri Gibert, auteur de deux documentaires très pertinents. Le premier, « Un Vaudeville qui finit mal ? », se focalise sur les méthodes de travail du défunt cinéaste Jacques Davila (48'). De nombreux intervenants prennent la parole, en passant par le producteur, le compositeur et des acteurs du film. Le deuxième document se consacre à la restauration du métrage et essaie de découvrir comment un film aussi récent a-t-il pu disparaître (14'). La Cinémathèque de Toulouse mène l'enquête. A cela s'ajoute une bande annonce et une galerie photos.
Test rédigé par Saroumane