Test :
Film :

Pour son premier long-métrage en couleurs, Federico Fellini livre une oeuvre étrange, à la fois onirique et jubilatoire. En fait, le film est basé tout simplement sur son épouse Giulietta Masina, qui marque la troisième collaboration du couple, après
La Strada et
Les Nuits de Cabiria. Fellini a voulu porter à l'écran les obsessions, les fantasmes, les rêves les plus fous de son épouse, pour mieux la comprendre en disséquant l'influence notamment de son enfance et de son éducation sur sa personnalité. Richement coloré et plein de naïveté,
Juliette des esprits nous emmène aux frontières de l'imaginaire et de la réalité, dans un conte de fée dans lequel le côté féministe est omniprésent. Sous son aspect de rêve imaginaire se cache une critique de la bourgeoisie, incarnée par Giulietta, aimante femme au foyer, trompée par son mari volage. Le film peut être vu comme une déclaration d'amour de Fellini envers son épouse. Une oeuvre sublime et virtuose, pleine d'originalité et d'émotions.
Image :
Dès les premières minutes de visionnage, on est stupéfié par l'excellente qualité de l'image qui a été soigneusement et méticuleusement restaurée par Carlotta. En effet, l'image offre des couleurs vives et chatoyantes, accompagnée d'une définition précise pour un résultat sublime et particulièrement étonnant pour un master d'époque.
Son :

Le film est présenté uniquement dans sa version originale italienne en Mono. Celle-ci n'a pas bénéficié d'une aussi belle et remarquable restauration de la part de l'éditeur. Comme c'est indiqué en début de séance, la bande son souffre de nombreuses impuretés pour un résultat final assez médiocre dans l'ensemble.
Bonus :
En guise de suppléments, on retrouve uniquement la
bande annonce du film.