Test :
Film :

La sortie en salles de
Jeux de pouvoir est passée relativement inaperçu dans nos contrées, mais il s'agissait bien d'un des films les plus attendus cette année. Réalisé par le créateur de
Le Dernier Roi d'Ecosse, ce thriller politique est l'adaptation de la série britannique éponyme qui nous plonge dans deux mondes différents de notre société : le monde journalistique et le monde politique. MacDonald a pris le soin de bien différencier ces deux mondes totalement opposés, par le biais de deux styles différents : l'équipe de tournage a eu recours à des objectifs anamorphiques pour le monde du journaliste, et la caméra numérique pour le monde de la politique. Le côté journalistique est représenté par Russell Crowe, dans la peau d'un journaliste charismatique et désordonné mais pointilleux dans ses enquêtes et assisté par une jeune apprentie au métier (Rachel McAdams), synonyme de source d'argent et de réussite pour sa patronne (Helen Mirren). Aussi étonnant cela est-il, c'est Ben Affleck qui représente la politique. Il incarne un jeune député idéaliste rattrapé par un scandale. En d'autres mots, un casting de choix pour un film de choix. Malgré le peu d'action,
Jeux de pouvoir est haletant du début jusqu'à la fin, mais perd en crédibilité à la fin. Le dénouement final est une déception bâclée en trois minutes. Celle-ci aurait mérité un approfondissement. Dommage, mais le film reste néanmoins excellent.
Image :
Studio Canal propose un master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 de très bonne facture, mais assez inégal dans l'ensemble. L'image oscille entre des scènes marquées par la présence d'un grain, des scènes nocturnes manquant de définition suite à divers artefacts au niveau de la compression et des magnifiques scènes digne de la HD. Néanmoins, ce mélange reste très appréciable grâce à la bonne gestion des contrastes.
Son :
Le film est présenté en Dolby Digital 5.1 dans la langue de Molière et de Shakespeare. Quelle que soit la langue, la piste son offre une belle dynamique d'ensemble, dans laquelle les enceintes sont intelligemment sollicitées. La très bonne spatialisation du son permet une excellente immersion au coeur de l'action.
Bonus :
Côté suppléments, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent avec un
making of (19') qui revient sur les décors, l'histoire et les personnages, ainsi que sur la série britannique ayant inspirée le film, State of play. On retrouve ensuite deux
scènes coupées (3') dénuées de tout intérêt, la
bande annonce du film et des
bandes annonces promotionnelles.