Test :
Film :
Après
Gomorra qui dressait un tableau consternant de Naples, voici
Il Divo, la nouvelle perle italienne qui dresse un portrait dérangeant et satirique du pouvoir italien à travers l'une des figures les plus emblématiques du paysage politique italien : Giulo Andreotti. Le métrage retrace l'activité politique de cette personnalité influente de la Démocratie chrétienne au centre de la vie politique italienne pendant plusieurs décennies, à partir de son gouvernement de 1992 jusqu'à son procès pour complicité présumée dans les affaires mafieuses du pays mise au jour lors de l'opération
Mani pulite. Giulo Andreotti a été élu député puis président du Conseil à sept reprises, nommé sénateur à vie et vingt-cinq fois ministre.
Il Divo s'inscrit dans la lignée du grand cinéma politique italien des années septante, les "années de plomb" pendant lesquelles l'autre président du conseil Aldo Mauro a été enlevé et assassiné par les Brigades Rouges. Le cinéaste a choisi le ton satirique pour dénoncer la corruption qui a gangrené le gouvernement Andreotti et le reste de la classe politique italienne. La bande d'Andreotti, ou appelés aussi les membres du courant Andreotti, sont décrits comme des monstres issus tout droit d'un film d'horreur. Le personnage principal, Giulio Andreotti, est campé par Tony Servillo tout bonnement remarquable dans son rôle, déambulant des couloirs sombres et restant à tout moment introverti, fidèle au personnage authentique. La mise en scène est virtuose, la bande son fidèle à l'ambiance et le rythme éblouissant. Toutefois, le film ne s'adresse pas à tout le monde puisqu'il nécessite certaines connaissances historiques pour mieux appréhender le contexte d'
Il Divo. Incontournable !
Image :
Le master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 se révèle de toute beauté pour une immersion totale. La palette de couleurs retranscrit à merveille la sombre ambiance du film, appuyé par des contrastes soignés et une compression des plus discrètes. On notera toutefois quelques légères imperfections, qui n'enlèvent rien au charme de l'image.
Son :
Au niveau sonore, il y a du choix entre du Dolby Digital 5.1 Italien et Français avec du Stéréo Français, accompagnés de sous-titres français. La version originale est beaucoup plus dynamique que son homologue française, avec des dialogues davantage frontaux.
Bonus :
Côté interactivité, Studio Canal n'a pas fait les choses à moitié puisqu'on retrouve un making of (31'), un
documentaire sur les effets spéciaux (7'), des
scènes coupées (12'), une
interview (12') du réalisateur, un module consacré à « un peu d'histoire » sur l'Italie et pour finir la
bande annonce du film. De quoi prolonger l'expérience pendant plus d'une heure. Chaque supplément est riche en détails, en particulier le documentaire qui revient sur le personnage politique et le contexte de l'Italie d'après-guerre.