Une tempête effroyable se dechaîne sur le Pacifique, engloutissant un pétrolier tandis qu'un immense éclair illumine le ciel au-dessus de la Polynésie française. Des empreintes géantes creusent un inquiétant sillon à travers des milliers de kilomètres de forêts et de plages au Panama. Les navires chavirent au large des côtes américaines et ces horribles phénomènes s'approchent de plus en plus près de New York. Le chercheur Nick Tatopoulos est arraché à ses recherches afin d'aider les Etats-Unis à traquer le monstre qui est à l'origine de ces désastres mystérieux.
Test :
Film :
Roland Emmerich aime les films de catastrophes et apocalyptiques. Il suffit de voir sa filmographie :
2012,
Le jour d'après,
Independence Day... Autant de films qui auront marqué les esprits par son histoire et le déploiement hallucinant d'effets spéciaux pour la mise en scène.
Godzilla est-il de la même trempe ?
Avec
Godzilla, Roland Emmerich signe ici une énième adaptation d'un personnage japonais mythique, le dernier descendant en date d'une longue lignée de lézards génétiquement modifiés à la suite d'une explosion nucléaire. Pour ce gros blockbuster, le cinéaste a fait appel à Matthew Broderick (
Glory) et à Jean Reno (
L'enquête Corse) pour la tête d'affiche. Un choix judicieux certes, mais uniquement pour le film. En effet, Emmerich ne s'embarrasse pas d'un scénario original misant tout simplement sur le spectaculaire et l'attrait de la bestiole. Cette dernière, génétiquement modifiée, est née à la suite des nombreux essais nucléaires dans les eaux de la Polynésie française. En se dirigeant sur New York, le monstre mi-aquatique mi-terrestre dévaste tout sur son passage : navires, récoles, infrastructures,... Le gouvernement américain fait alors appel à un spécialiste sur les essais nucléaires, surnommé "l'homme aux vers". Si les acteurs s'en sortent pas mal dans leur rôle respectif, les personnages sont par contre stéréotypés. Quant aux effets spéciaux, ils sont spectaculaires, mais la haute définition (Blu Ray oblige) met en évidence l'aspect vieillot de certains plans. Bref, un film qui se laisse regarder au second degré.
Image :
Grâce au master 16/9 HD au format 2.40, le film s'offre une nouvelle bobine éclatante. L'image propose des plans nocturnes denses et profonds, une définition précise et une panoplie de détails. A l'inverse, l'image est envahie par un léger grain sans gravité et prêche par moments par un manque de profondeur. Toutefois, il ne s'agit pas d'un film récent, donc on peut s'estimer satisfait du rendu.
Son :
Après une longue période durant laquelle l'éditeur ne proposait que du Dolby TrueHD, Sony Pictures semble se tourner davantage vers l'encodage DTS HD Master Audio. C'est le cas ici, où on retrouve ce mixage en 5.1 dans les langues de Molière et de Shakespeare. La VO offre une dynamique décoiffant et très agressive contrairement à la VF qui reste en retrait. De plus, la VO dispose d'un meilleur découpage audio. Quant à la VF, elle peut compter sur ses très bons doublages français.
Bonus :

Côté interactivité, l'éditeur a repris l'essentiel des bonus de l'édition DVD et ajouté quelques modules inédits. On retrouve donc deux
commentaires audio, un module sur les
coulisses du tournage avec Charles Caiman, une
sélection des meilleures scènes de combats, un
clip vidéo de The Wallflowers et pour finir une
bande annonce de 2012.