Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l'empereur Marc Aurèle, qu'il a conduit de victoire en victoire avec une bravoure et un dévouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l'amour que lui voue l'empereur, le fils de Marc-Aurèle, Commode, s'arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l'arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Capturé par un marchand d'esclaves, il devient gladiateur et prépare sa vengeance.
Film :
Quel plaisir immense que de nous replonger au coeur de l'Empire Romain sous le règne de Marc-Aurèle, en pleine campagne contre les tribus germaines révoltées. La sortie de
Gladiator est le signe la renaissance du cinéaste sur le devant de la scène, après son échec avec
G.I. Jane en 1997.
Gladiator reste à ce jour l'un des films le plus ambitieux et plus abouti depuis
Ben-Hur et
Spartacus, deux autres chef d'oeuvres du genre,
Gladiator complétant le podium des indispensables du genre. Dans cette fresque magistrale au rythme ininterrompu, Scott nous livre sa vision d'une Rome grandiose, fière et vaniteuse (la vision du palatin au moment du triomphe de Commode en est le plus bel exemple ou celle du Colisée).
L'histoire est celle d'un général romain, Maximus Decimus Meredius, fidèle et loyal serviteur de l'empereur Marc-Aurèle, pour qui il mène les légions romaines à la victoire en matant la révolte des peuples de Germanie. Un très grand prestige et un très grand honneur pour sa personne, qui lui apportera la jalousie de l'héritier de l'empereur, Commode. Refusant de prêter serment d'allégeance au nouvel empereur, Maximus deviendra un esclave pour finir dans l'arène en tant que gladiateur. Une histoire passionnante et émouvante, aussi incroyable et invraisemblable soit-elle !
Le cinéaste nous pond une nouvelle histoire remaniée de
La Chute de l'Empire romain (on peut noter de nombreuses similitudes : mêmes empereurs concernés, un général romain en disgrâce, une personne fragile et manipulatrice, etc.) pour nous offrir une histoire tragique de haine et de vengeance, ponctuée de combats hyper réalistes dans l'arène. Ajoutez à cela une musique culte et d'excellents acteurs, en particulier le duo Crowe/Phoenix, et vous obtenez un chef d'oeuvre ! Ridley Scott signe ici la renaissance du péplum tout simplement.
Image :
Avec le parfait master DVD qui offrait une image d'une qualité exceptionnelle, on était en droit de s'attendre au même traitement de faveur pour le passage à la haute définition ! Désillusions lors du visionnage. Loin d'être une beauté absolue, l'image 16/9 au format 2.35 en n'est pas moins de très belle facture, contrairement aux nombreuses critiques formulées par les adeptes de la haute définition. Bien entendu, celle-ci est loin d'être irréprochable, mais a l'avantage de proposer une définition soignée et une compression invisible. Le point négatif réside dans la gestion des contrastes qui se révèle assez inégale. Ainsi, on a par moment des scènes beaucoup plus claires, tandis que d'autres plus sombres.
Son :
Au niveau audio, l'éditeur propose un large choix de langues et de sous-titres. On retiendra principalement une piste DTS HD Master Audio 5.1 en version originale, accompagnée de pistes DTS Surround 5.1 en Français, en Allemand et en Espagnol. C'est la version originale qui se révèle finalement beaucoup plus dynamique que ses homologues tant par ses effets sonores que par son découpage audio. La version française est tout aussi dynamique mais, on peut constater une légère saturation des dialogues.
Bonus :
Côté bonus, on retrouve pas moins de 11h de suppléments (!!!) étalé sur deux disques. L'éditeur a repris d'anciens suppléments de l'édition DVD mélangés à des modules inédits. Il y en a pour tous les goûts en passant des costumes, des armes, aux effets spéciaux, aux scènes inédites, des interviews, des commentaires audio, des makings of et des documentaires, entre autres. Une vraie mine d'or !