Été Japonais : Double Suicide
Réalisateur : Nagisa Oshima
Avec Kei Sato, Keiko Sakurai, Masakazu Tamura,
Pays : Japon, Genre : Drame
Durée : 95, Année de production : 1967
Editeur : Carlotta Films, Version : Française
Date de sortie : 04/03/2009
Synopsis :
A 18 ans, le sexe est l'unique passion de Nejiko. Elle fait la recontre d'Homme, avec qui elle espère bien faire l'amour. Mais Homme reste insensible à ses avances : obsédé par l'idée de mourir, il cherche en vain celui qui acceptera de le tuer. Alors qu'elle l'a attiré sur une plage, tous deux sont capturés par une bande de yakuzas, qui les emmènent dans leur repaire...
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Préface de Charles Tesson
- Bande annonce
Test :
Film :

Réalisé juste après A propos des chansons paillardes au Japon, Été Japonais : Double Suicide se déroule dans le Japon moderne, dans lequel Nagisa Oshima s'attaque à ses sujets tabous préférés : le crime et le sexe. Deux éléments récurrents dans la filmographie du réalisateur, sauf qu'ici, Oshima se veut plus provocant encore qu'à son habitude à l'instar de L'obsédé en plein jour, A propos des chansons paillardes au Japon ou encore Le retour des soulards.
En effet, Oshima dépeint la société japonaise dans laquelle les hommes sont asexués, Tokyo totalement déserte (mis à part les situations insolites) et une seule femme à l'écran qui forme à elle seule le casting féminin du film. Violent et pessimiste, le métrage intègre la catégorie populaire du film de yakuza et d'huis-clos. Il est également composé de trois parties : un prologue qui permet d'installer le film et souligner plusieurs éléments marquants (comme l'absence de foules dans les rues de Tokyo), un huis-clos où se retrouvent un groupe de gangsters et trois personnes monomaniaques et un cadre extérieur dans lequel notre groupe se retrouve face au visage angélique d'un Blanc. Cette dernière partie rompt la monotonie prévisible et le rythme lancinant de la fable et marque la folie des hommes plus occupés à faire la guerre qu'à faire l'amour, laissant derrière eux cadavres et ruines. Oshima dénonce ainsi le sexe, le crime et le suicide par le biais des trois personnes monomaniaques : l'une qui recherche constamment un homme pour lui faire l'amour, une autre qui cherche quelqu'un qui voudra bien le tuer et une autre à la recherche d'armes pour tuer. La simplicité des situations pourrait être rebutant pour certains, mais pour d'autres, celle-ci permet de mieux souligner l'importance des mouvements des personnages.
Souvent ennuyeux et parfois déroutant, Été Japonais : Double Suicide reste néanmoins une fable digne d'intérêt pour ses thèmes et la mise en scène magistrale d'Oshima.
Image :

Le master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 est d'excellente facture dans l'ensemble, en particulier pour un film datant de 1967. A l'occasion de la sortie du DVD, l'éditeur Carlotta Films nous offre ici un nouveau master restauré qui se révèle de très bonne qualité. Il est difficile d'offrir un meilleur master que celui qui est proposé par Carlotta puisque celui-ci propose une image bénéficiant de pronfondeurs très nettes et de contrastes très soignés.
Son :

Côté audio, on retrouve du Mono en Japonais accompagnés de sous-titres français. A l'instar du master, la piste audio est de très bonne facture proposant ainsi un son de qualité avec des dialogues détachés et clairs. Du bon boulot !
Bonus :

Côté suppléments, on retrouve la bande annonce du film suivi d'une préface de Charles Tesson (7') dans laquelle le commentateur décrit, avec moult exemples, le film et sa portée morale ainsi que politique.
Test rédigé par Saroumane