Test :
Film :
Cadillac Records est un hommage aux plus grands artistes du blues et à ceux qui ont inauguré le genre : Muddy Waters, Howlin' Wolf, Willie Dixon, etc. Mais c'est aussi un hommage adressé aux Afro-Américains qui n'ont jamais reçu le crédit qu'ils méritaient, sauf plus tard, lorsque l'Histoire fût déjà écrite. L’univers musical du Chicago de l’époque y magnifie un monde artistique rythmé par le sexe, la violence et le rock and roll et les vies turbulentes de quelques grandes légendes de la musique. De quoi plaire aux cinéphiles en manque de biopic musical. Excepté que...
Cadillac Records ne retranscrit que partiellement ou de manière erronée l'histoire de la naissance du blues et du rock and roll. En effet, les scénaristes se sont écartés du sentier historique pour mettre en place sur la fiction avec des évènements imaginaires. Rien que l'absence de mention du frère de Leonard Chess, Philippe Chess, est dur à avaler alors qu'il avait pourtant joué un tout aussi grand rôle que son frère dans la réussite de leur entreprise commune. Les évènements sont survolés ou pas assez creusé et le manque de budget se fait sentir avec les scènes extérieures. Toutefois, la mise en scène est soignée, tandis que les acteurs incarnent avec brio leur personnage à l'écran. Sans oublier l'abondance de musique tout au long du film !
Cadillac Records aurait mérité un meilleur traitement, en particulier une approche beaucoup plus respectueuse de l'Histoire. Malgré cela, le film reste un bon divertissement.
Image :
Quand on sait que le master date d'à peine 2008, l'image 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 a de quoi surprendre par les nombreux défauts qu'elle affiche. En effet, l'image souffre d'une définition mal travaillée, mais surtout de la présence d'un grain assez omniprésent tout au long du film. Sa présence est accentuée davantage sur certains plans que d'autres. Par contre, la palette de couleurs restitue parfaitement bien l'ambiance des années 50 et 60.
Son :
Côté audio, l'éditeur propose du Dolby Digital 5.1 dans trois langues : Français, Anglais et Italien. La version originale affiche une excellente dynamique tant au niveau des découpages audio qu'aux effets sonores (qui ne manquent d'ailleurs pas dans le film). Quant à la version française, elle tire son épingle du jeu en proposant un bon doublage et également une très bonne dynamique.
Bonus :
Au niveau des suppléments, on retrouve un
commentaire audio du scénariste et réalisateur Darnell Martin, suivi de six
scènes supplémentaires dont une alternative et de deux
documentaires. Le premier est un making of tandis que le second est consacré au blues. La section est clôturée par l'habituelle flopée de
bandes annonces de Sony Pictures.