Bubu de Montparnasse
Réalisateur : Mauro Bolognini
Avec Ottavia Piccolo
Pays : Italie,
Genre : Drame
Durée : 97,
Année de production : 1971
Editeur : Carlotta Films,
Version : Française
Date de sortie : 07/07/2010
Synopsis :
Bubu, ouvrier boulanger fatigué par le travail, oblige Berta, sa fiancée, à se prostituer. Elle fait la rencontre de Piere, un étudiant dont les idées généreuses la séduisent. Atteinte de syphilis, elle est hospitalisée. Arrêté lors d’un cambriolage, Bubu se retrouve en prison. Pierre va tout faire pour que Berta rompe avec son passé…
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Langues
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Italien
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Préface de Jean A. Gili (9')
- Piero Tosi, le souci de la justesse (21')
- Bande annonce
Test :
Adapté du roman de Charles-Louis Philippe et transposé dans l'Italie du XXe siècle, Bubu de Montparnasse est le portrait d'une femme vendue par l'homme qu'elle aime. Une histoire simple, certes, mais émouvante du début jusqu'à la fin, qui dénonce l'exploitation de femmes par des hommes cupides et opportunistes qui profitent de la misère pour s'enrichir aux dépens des autres. Une reconstitution réussie du dur labeur des prostituées de 1900, tiraillées entre leurs proxénètes et la peur de la maladie. Un sujet qui est toujours d'actualité de nos d'ailleurs, avec le SIDA qui a été découvert après les années 70, une maladie que l'on dresser en parallèle avec la syphilis. Le film est servi par des costumes fidèles à l'époque, ce qui n'est pas étonnant, puisque c'est Piero Tosi, collaborateur de Bolognini sur de nombreux projets, qui s'est chargé de respecter la mode vestimentaire des années 1900. Autre atout, la présence d'Ottavia Piccolo, tout simplement magistrale dans son rôle, et surtout très émouvante. A découvrir !
Comme on peut s'en douter, le film bénéficie d'un nouveau master restauré au format 1.85 qui dispose une superbe colorimétrie qui met magnifiquement en évidence les plans colorés d'Ennio Guarnieri. C'est une excellente chose puisque le film est un hommage aux peintres impressionnistes, et s'appuie donc beaucoup sur les couleurs. La définition est perfectible, tandis que l'image est propre, excepté la présence d'un grain persistant qui se fond dans l'ensemble.
Point de désastre au niveau du son, le mixage Mono en version originale se révélant inégal, mais très correct. En effet, les dialogues sont clairs et compréhensibles la plupart du temps, avec quelques saturations de temps à autre. Quelques autres défauts sont à signaler, mais ne gênant en aucun cas le visionnage.
On retrouve l'habituelle préface de Jean A. Gili (9') plus avare de paroles cette fois-ci, suivi d'un entretien exclusif avec Piero Tosi, grand costumier du cinéma, qui revient sur sa longue collaboration avec son ami Mauro Bolognini (21'). L'interactivité se clôt sur la bande annonce du film.
Test rédigé par Saroumane