| 8/8/2007 | Critique ciné : Motel |
Motel (2007 - Nimrod Antal)
Sortie Belge le mercredi 1er août 2007
Un couple tombe en panne en pleine nature. Tout ce qu'ils trouvent pour se réfugier est un vieux motel miteux. Histoire de passer le temps en attendant les réparations, nos tourtereaux se matent des films qu'ils trouvent dans leur chambre. Le malaise s’installe sérieusement lorsqu’il apparaît évident que les films en question ont été tournés dans la chambre où ils se trouvent. Ils découvrent petit à petit que celle-ci est truffée de caméras. A leur détriment, les voilà propulsés têtes d’affiche d’un nouveau snuff movie...

En cette période de vacances, les blockbusters sortent en très grand nombre, le cinéma indépendant est au repos et parmi les films à budgets "moyens", très peu ont l'air intéressants. Avec VACANCY, le thriller old school refait surface en espérant surprendre le spectateur, le résultat final en est malheureusement bien loin. Tout n'est qu'une enfilade de clichés éculés : le couple au bord du divorce qui ne se parle presque plus mais qui va rester souder pour sauver leurs vies respectives, le gros flic qui s'amène sur le lieu d'un éventuel futur crime qui ne trouve rien de suspect avant de SPOILER se faire zigouiller FIN SPOILER, le gérant du motel qui aide ses clients pour mieux essayer de les tuer, etc...
On sent que Nimrod Antal a une influence cinématographique particulière pour ce film, et pas des moindres : Pyschose d'Hithcock. Ceci dit, n'est pas le Maître qui veut ! Le film met plus de vingt minutes à démarrer (on soulignera un générique graphiquement superbe) avant que le premier assaut des assassins ne soit donné. Véritable sursaut pour le spectateur et première scène d'angoisse réussie, grâce à son stress admirablement bien geré et une nervosité qui ne quittera pas le spectateur pendant ces quelques secondes assez intéressantes.
Malheureusement, cette surprise ne sera plus reitérée par la suite, on assiste à une succession de scènes classiques du genre : le couple trouve un tunnel pour s'enfuir, la mort des assassins, le duel final entre les gentils et le grand méchant; tout ça sans le moindre suspense ni génie.
Alors qu'il y avait moyen de finir le film sur une note tragique, Antal préfère le clôturer sur un happy-end frustrant, arnaquant le spectateur en quête de suspense et de fin triste. Malgré sa très courte durée, VACANCY est un interminable calvaire sans surprise qui vaut uniquement pour son duo d'acteurs assez crédibles. Le reste, c'est du toc !
4/10
Laurent T.
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