| 19/4/2011 | Critique ciné : Scream 4 |
Scream 4 (2011 - Wes Craven)
Sortie Belge et Française le 13 avril 2011
Dix ans se sont écoulés depuis les terribles meurtres commis par Ghostface. Sidney Prescott est parvenue à tourner la page mais c’est tout de même avec appréhension qu’elle retourne à Woodsboro pour le lancement de son premier roman. Ses retrouvailles avec sa cousine Jill ainsi qu’avec le duo de choc Dewey et Gale seront de courtes durées : Ghostface est de retour mais cette fois-ci les règles vont changer.
Scream est une page importante du cinéma quoiqu'on en dise. Et retrouver tout le monde plus de dix ans après un troisième épisode plutôt mauvais c'est déjà un grand bonheur. La saga a la fin des années 90 a permis au slasher de revenir sur le devant de la scène cinématographique. Wes Craven dont la carrière était plus proche d'un cauchemar de Freddy qu'autre chose avait parié sur le scénario de ce jeune fan de cinéma des années 70 qui répond au nom de Kevin Williamson. Pari réussi, Drew Barrymore éventré en intro, jeu sur le cinéma par téléphone, grosse soirée teenagers et casting sorti de la télé US en puissance ! C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres et le nombre de films calqués plus ou moins ou parodié vont faire leurs apparitions pour le meilleur et pour le pire... Puis tout va disparaître de nouveau sauf les remakes notamment les incalculables des films de Craven et autres réalisateurs gores des années où les tapisseries faisaient autant peur !
Enfin bref intéressons nous à l'année 2011 et a ce nouvel opus. Qu'est ce qui a changé réellement entre le premier Scream et ce quatrième numéro ? Bah déjà je n'ai plus 15 ans (pourtant j'étais presque aussi excité que lors de l'avant première de Scream 2)! Du coup dans la salle je faisait presque office de papy au milieu des baltringues de 13/14 ans qui n'arrêtaient pas de parler et qui pour la plupart n'était même pas née quand Billy et Stu jouait du couteau un peu trop fort dans la cuisine ! Mais Wes Craven le sait et surtout Kevin Williamson qui à l'idée dès le départ d'en jouer. Si on doit revenir, autant se parodier un maximum et utiliser la technologie actuelle pour recréer une génération sans pourtant lâcher les anciens (qui n'est pas sur un réseau social aujourd'hui ?). A ce jeu, l'intro de Scream 4 est un bonheur absolu. Si les quatre films sont très inégaux, ils ont bien une chose en commun et c'est ça, la façon extra d'ouvrir le film en nous surprenant encore. Scream 4 est loin d'être un mauvais film et si je parle beaucoup de Craven et Williamson, il faut aussi souligner que c'est aussi grâce aux survivants (et héros) des précédents qui sont tous là ! Combien de suite dans le cinéma américain d'aujourd'hui peuvent en dire autant ??

D'ailleurs le casting des jeunes paraient justement bien pâlot face à Campbell et autre (ex)-famille Arquette à l'exception d'un ou deux par ci par là. Pour la réalisation, Craven se contente de suivre le schéma qu'il connait si bien, si ce n'est que cet opus est ouvertement plus gore que les anciens en utilisant le prétexte que c'est une nouvelle règle. On sursaute toujours autant et le final est plutôt bien amené voir surprenant pour le reste c'est du classique mais on ne s'ennuie pas. Un bon film pop corn pour se marrer et frissonner. Je serai présent pour Scream 5 si jamais...
Attention Hommage : C'est grâce à des films comme Scream qui référençait le cinéma que j'adorait regarder à l'époque (de Carpenter à Cunningham en passant par Romero ou Hooper) que j'ai eu envie de découvrir et de perfectionner cette culture du 7ème art qui est devenu plus qu'une passion aujourd'hui.
Depuis 1998 il y a une citation qui me suit partout et je vous le donne en mille d'où elle vient... Merci Messieurs Craven & Williamson.
"Le cinéma est responsable de mon état." Mickey Altieri [Scream 2]
6,5/10
Esenji
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