| 12/8/2010 | Cinémathèque : Glory (1989 - Edward Zwick) |
Glory (1989 – Edward Zwick)
Critique rédigée par Saroumane
Réalisation : Edward Zwick
Acteurs : Matthew Broderick, Cary Elwes, Denzel Washington
Pays : Etats-Unis
Durée : 122 minutes
Le 12 avril 1861, la guerre de Sécession éclate en Amérique. La lutte sanglante entre les « Yankees » et les « Confédérés » durera quatre ans et coûtera la vie à 700 000 personnes. En février 1863, Robert Gould Shaw (Matthew Broderick), un jeune colonel de 25 ans, reçoit le commandement sur un grand groupe d’hommes de couleur engagés volontaires aux côtés des Nordistes. Malgré l'opposition de ses supérieurs et avec beaucoup de difficulté, il forme ces hommes qui font à peine la différence entre la gauche et la droite, en soldats à part entière.
Ce régiment ne se bat pas seulement pour la victoire, mais aussi pour le respect et la liberté. Le régiment entrera dans la légende pour son audacieuse attaque de l'imprenable Fort Wagner.

Un soir d’hiver, en zappant les programmes, je suis bêtement tombé sur un film traitant de la guerre de Sécession en Amérique. C’était la fin et elle m’avait bien plus. Dès lors, je me suis en quête du DVD que j’ai trouvé facilement. Et quelle claque ! Dès le premier visionnage, Glory est devenu l’un de mes films préférés, et ce pour plusieurs raisons.
Le film traite d’évènements historiques qui se sont déroulés lors de la guerre de Sécession qui déchira le Nord et le Sud de l’Amérique. Une période très intéressante de l’Histoire américaine qui n’a donné lieu qu’à très peu de films, contrairement à la guerre du Vietnam ou à la Seconde Guerre mondiale. Il y a la série Nord et Sud, Les Géants de l’Ouest, Le Mécano de la General et le Gettysburg de Ron Maxwell qui sont relativement connus. Mais aucun de ceux-ci n’arrivent à la cheville de Glory qui délivre une histoire intense, pleine d’émotions. Basé sur les lettres de correspondance de Robert Gould Shaw (exposées à Philadelphie), le scénario se concentre sur la création d’un des premiers régiments de couleurs volontaires de l’armée américaine, le 54e régiment du Massachusetts, de sa préparation au combat jusqu’à la bataille de Fort Wagner. Bien qu’il y ait quelques arrangements scénaristiques qui passent sous silence certains faits historiques ou exagèrent l’ardeur du colonel Shaw, l’ensemble reste fidèle à l’Histoire.
Glory exalte la solidarité, le courage et le patriotisme, s’opposant au racisme. Il dépeint habilement le destin de ces hommes de couleurs engagés dans une cause visant à défendre leur liberté et leur émancipation face à des Sudistes qui souhaitent les remettre en esclavage. Une magnifique lutte pour obtenir l’égalité sociale, mais surtout le respect de la part des Blancs, tant Sudistes que Yankees. Malgré son âge, le film vieillit bien grâce à une mise en scène naturelle et admirablement maîtrisée. Les scènes de batailles sont réalistes et la musique particulièrement envoûtante, somptueuse et puissante. Une des plus belle bande son que j’aie jamais entendu. Cette histoire d’honneur, de gloire et de liberté est emmenée par un casting de rêve, composé de Morgan Freeman, Denzel Washington et Matthew Broderick. Morgan Freeman épate encore une fois plus par son aptitude à endosser n’importe quel rôle, à l’instar de Denzel Washington toujours aussi à l’aise dans ses rôles. Broderick est un peu hésitant par moment, mais cela reste son plus beau rôle à ce jour. Patriotique, moral, intense et épique, l’un des meilleurs films de guerre que j’ai jamais vu !
10/10
Saroumane
Aucun commentaire n'a été laissé sur cet article.