Adieu, clarté d'été + Femmes en miroir
Réalisateur : Kijû Yoshida
Avec Mariko Okada, Tadashi Yokouchi, Hélène Soubielle,
Pays : Japon, Genre : Drame
Durée : 92, Année de production : 1968
Editeur : Carlotta Films, Version : Française
Date de sortie : 24/03/2009
Synopsis :
Adieu, clarté d'été : Juste avant d'embrasser une carrière universitaire, Kawamura passe ses dernières vacances en Europe. À Lisbonne, il fait la rencontre de Naoko, importatrice de meubles et d'objets d'art. Kawamura est obsédé par un croquis qu'il a vu à Nagasaki plusieurs années auparavant. Il est de fait venu jusqu'en Europe pour voir de ses propres yeux la cathédrale que ce croquis représentait. Naoko, elle, a perdu ses parents lors du bombardement de Nagasaki, et mène depuis une vie d'apatride, après avoir volontairement tout oublié du Japon…
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Réalisateur : Kijû Yoshida
Avec Mariko Okada, Yoshiko Tanaka, Sae Isshiki, Hideo Murota,
Pays : Japon, Genre : Drame
Durée : 125, Année de production : 2002
Synopsis :
Femmes en miroir : Ai Kawase vit dans la proche banlieue de Tokyo. Elle est la veuve d'un médecin, Shinji. Sa fille Miwa s'est enfuie à l'âge de vingt ans. Elle a réapparu quatre ans plus tard, pour donner naissance à une fille, Natsuki, avant de disparaître à nouveau, n'emportant avec elle que le livret de famille. Vingt ans ont passé depuis. Un jour, Ai reçoit un appel de la mairie, pour l'informer qu'une femme vient d'être retrouvée en possession de ce livret de famille…
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
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Préfaces de Kijû Yoshida
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Bandes annonces
Test :
Le DVD comprend deux films de Kijû Yoshida : Adieu, clarté d'été + Femmes en miroir.
Film :

9/10 - Réalisé en pleine période révolutionnaire au Japon, Adieu, clarté d'été est un road-movie tourné dans sept pays d'Europe, dont notamment le Portugal et la France. Le film se concentre sur deux japonais : Naoko, une importatrice de meubles et d'objets d'art vivant à Paris et Kawamura qui parcourt l'Europe à la recherche d'un modèle d'une église perdue lors des bombardements de Nagasaki. Le nom de cette ville à une importance particulière tout au long du film, une importance qui prend toute sa signification à la fin du film. En effet, Adieu, clarté d'été est un portait croisé de deux personnes mû par des rêves chimériques d'un côté et d'un secret d'une autre côté. Deux éléments qui ramènent à un point de départ : Nagasaki. Yoshida essaie de nous communiquer la dure réalité de l'irradiation des japonais touchés par la bombe atomique. Une oeuvre émouvante et sincère.
7/10 - Dernier film en date de Kijû Yoshida, Femmes en miroir avec la présence notoire de Mariko Okada en premier rôle, parle des existences détruites suite au traumatisme d'Hiroshima. On se souviendra d'Hiroshima mon amour (1959 - Alain Resnais) et de Pluie noire (1989 - Shohei Imamura) qui traitent du même sujet. Mais il s'agit avant tout d'un film dédié aux femmes souvent méprisées et oubliées durant les conflits. Mais également la recherche d'une identité à travers trois générations de femmes qui se questionnent par rapport à la bombe atomique. Yoshida arpente les voies de la guérison ; à savoir guérir les coeurs hantés par l'héritage d'Hiroshima et de Nagasaki. La mise en scène est envoûtante et les acteurs splendides dans leur rôle. Seul reproche : la longueur du film qui prêche par excès à certains moments.
Image :

A l'occasion de la sortie du DVD, l'éditeur Carlotta Films nous offre ici des nouveaux masters restaurés 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 pour Adieu, clarté d'été et 1.85 pour Femmes en miroir. Tous les deux sont corrects dans l'ensemble, mais on remarquera surtout les sauts de couche visibles à de nombreuses reprises, en particulier pour Femmes en miroir. Pour le reste, les masters bénéficient d'une compression discrète et d'une définition très soignée. A noter que le master de Femmes en miroir est envahi par un grain assez persistant.
Son :

Côté audio, on retrouve du Mono (Adieu, clarté d'été) et du Stéréo (Femmes en miroir) en Japonais accompagnés de sous-titres français. Les deux pistes sonores sont de très bonnes factures, proposant ainsi un son clair qui remplit bien l'espace spatial.
Bonus :

Niveau bonus, on retrouve deux préfaces du réalisateur et deux bandes annonces des films. Dans l'introduction de Adieu, clarté d'été (5'), Yoshida parle se son expérience autour du film, des conditions de tournage mais aussi du film en question, son sujet et sa portée. Tandis que dans Femmes en miroir (4'25"), Yoshida évoque ses raisons personnelles pour la création d'un film sur Hiroshima et pourquoi il a fallut attendre les années 2000 pour qu'il voit le jour. Très intéressant.
Test rédigé par Saroumane