A propos des chansons paillardes au Japon
Réalisateur : Nagisa Oshima
Avec Ichiro Araki, Akiko Koyama, Kazuko Tajima,
Pays : Japon, Genre : Drame
Durée : 99, Année de production : 1967
Editeur : Carlotta Films, Version : Française
Date de sortie : 04/03/2009
Synopsis :
Alors que le gouvernement japonais vient de rétablir le « jour de la fondation de l’Empire », abrogé après-guerre pour ses connotations nationalistes, Nakamura, Ueda, Maruyama et Hiroi passent à Tokyo leurs examens d’entrée aux grandes universités. Tous pourtant ne pensent qu’à une chose : le sexe. Ils partent ainsi à la recherche d’une jeune fille dont ils ne connaissent que le numéro d’examen. Mais ils croisent le chemin d’un professeur d’université, Otake, qui les initie bientôt aux secrets des chants paillards…
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Langues
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Japonais
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Sous-titres
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Français
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Suppléments :
- Préface de Charles Tesson
- Bande annonce
Test :
Film :

Réalisé juste avant Été Japonais : Double en 1967, A propos des chansons paillardes au Japon est une adaptation du roman homonyme de Tomomichi Soeda dans lequel Oshima revisite la culture populaire et orale du Japon. Le synopsis laisse penser qu'il s'agit d'une comédie musicale, ce qui est le cas, mais il s'agit également d'un vrai film politique qui revient sur les relations entre la Corée du Sud et le Japon, dans un contexte de réconciliations entre les deux nations.
A propos des chansons paillardes au Japon est plus précisément une étude anthropologique, mais aussi un film où Oshima pose ses critiques : la présence américaine au Viêt-Nam (manifestée par les nombreuses références dont le rassemblement), stigmatiser le nationalisme japonais (chants paillards contre chants militaires) et replacer à sa juste valeur, la Corée dans l'histoire du Japon marqué par le monologue final du film.
D'un autre côté, Oshima explore la condition humaine par le biais de la sexualité qui est au centre de la trame, dans laquelle quatre lycéens, des obsédés sexuels inoffensifs, vont partir à la recherche du numéro 469, une jeune fille par laquelle ils sont obsédés. C'est en partant à sa recherche, qu'ils vont être initiés à une chanson paillarde par leur professeur, une chanson qui s'adapte à chaque contexte tout au long du film. Oshima explore ici le désir et l'imagination de la condition humaine, soulignée par les actes inoffensifs des protagonistes concernés et la scène de l'amphithéâtre. On reprochera toutefois à Oshima son sens de la démonstration très agressive.
Un excellent moment !
Image :

Le master 16/9 compatible 4/3 au format 2.35 est de très bonne facture dans l'ensemble, en particulier pour un film datant de 1967. A l'occasion de la sortie du DVD, l'éditeur Carlotta Films nous offre ici un nouveau master restauré quelques peu décevant par rapport aux autres titres de la vague. En effet l'image est légèrement terne, élément accentué lors des passages sombres, et également envahie par un grain à certains moments. Malgré cela, le master reste très plaisant à visionner.
Son :

Côté audio, on retrouve du Mono en Japonais accompagnés de sous-titres français. A l'instar du master, la piste audio est de très bonne facture proposant ainsi un son de qualité avec des dialogues détachés et clairs. Du bon boulot !
Bonus :

Côté suppléments, on retrouve la bande annonce du film suivi d'une préface de Charles Tesson (7') dans laquelle le commentateur revient sur la filmographie d'Oshima, la création de sa boîte cinématographique, mais aussi sur les chansons dans le film entre autres.
Test rédigé par Saroumane