Test :
Film :
Après son film
Still Life sorti en 2006, qui mettait en évidence l'effondrement de la Chine communiste et l'instauration de la Chine libérale à travers le gigantesque chantier des Trois Gorges, Jia Zhang Ke s'attaque cette fois-ci à la vie sociale sous la Chine communiste de 1958 jusqu'aux années 80. Mêlant documentaire et fiction,
24 City met en relief les changements sociaux complexes qui se sont opérés dans une usine militaire d'Etat de Chengdu qui existe depuis 60 ans. Ce lieu a connu tous les mouvements politiques de la Chine communiste et illustre donc parfaitement l'évolution culturelle et sociale de l'empire du Milieu. Cette entreprise d'armement est en phase de démolition pour laisser sa place à des futurs immeubles résidentiels et des bureaux de luxe : la 24 City. Le docu-fiction se concentre sur les témoignages de huit ouvriers, victimes de la modernisation, qui établissent un parallèle sur les conditions de vie entre celles de 1958 et de 2008.
24 City est imprégné du style propre à Jia Zhang Ke, à savoir la précision et la lenteur, un style qui pourrait en rebuter plus d'un. A voir.
Image :
L'éditeur propose le master 16/9 compatible 4/3 au format 1.78 de Mk2 éditions, se révèle de très bonne facture dans l'ensemble. L'image montre une jolie panoplie de couleurs et une compression discrète, toutefois perturbée par un léger grain. Quant à la définition, elle manque parfois de précision.
Son :
Le film est proposé uniquement dans sa version originale Dolby Digital 5.1. Celle-ci offre une très bonne spatialisation ambiante. La musique est douce et agréable à entendre, tout comme les chants (mais chuuut !), tandis que les dialogues sont très compréhensibles, notamment ceux en hors-champs.
Bonus :
Côté interactivité, on retrouve les habituelles
bandes annonces de l'éditeur.